Olivier Erard est ingénieur des mines et glaciologue. Recruté par la station de ski du Métabief (Jura) pour développer de la neige de culture et permettre à la station de continuer d’exister malgré les changements climatiques, il en arrivera sans s’y attendre à faire émerger une prise de conscience et à l’accompagner : le ski alpin, ça ne durera pas, il faut faire face à cette réalité pour éviter des investissements non amortissables, et amorcer la transformation économique, et peut-être même culturelle, d’un territoire tout entier.
Olivier est un homme surprenant. Par ce qu’il a permis à ce territoire de voir et d’accepter comme une nécessité, malgré le déni initial naturel, les craintes et les incertitudes. Par l’analyse extrêmement riche et fine de son rôle et de ce que peut signifier le changement systémique économique et identitaire d’un territoire, dans son livre « LE PASSEUR » (édition Inverse). Mais aussi par sa simplicité et sa franchise dans le partage de ses propres incertitudes, doutes et difficultés, vécus au cours de cette incroyable épopée de transformation territoriale !
Olivier a accepté de venir partager son expérience et son analyse sur ce processus de renoncement désormais planifié, échanger sur son rôle de passeur et sur les questions de gouvernance territoriale que ce processus a engagé, et discuter avec Céline Parotte – chargée de cours à l’ULG – Faculté de Droit, Science politique et Criminologie. Céline Parotte travaille sur des sujets proches, notamment en gouvernance, et publiera prochainement un ouvrage sur le sujet.
Voici la vidéo de cette rencontre :



